De nos jours, tout près de 500 000 enfants et adolescents aux Canada souffrent d'asthme (Statistiques Canadas 1999;10:193).Un énorme 8,2 % des enfants de moins de cinq ans souffrent de cette maladie, ce qui représente une augmentation de 195 % de cas depuis 1978. Et selon le National Institute of Allergy and Infections Diseases, plus de 1,4 millions de jours d'absence à l'école sont directement reliés à l'asthme.
Des statistiques comme celles-là peuvent être inquiétantes pour les parents et avec raison. En fait, aucune famille ne devrait voir leur enfant souffrir d'une condition semblable, puisqu'elle est très angoissante et qu'elle peut même être mortelle dans certaines situations.
Malheureusement, plusieurs parents ne réalisent pas qu'il existe des moyens de prévenir cette maladie respiratoire. À titre de spécialistes de la santé préventive, les Drs Lemay et Pépin peuvent guider et aider votre enfant à diminuer ou même supprimer les crises respiratoires reliées à l'asthme.
Par exemple, malgré le fait qu'il existe une composante génétique aux problèmes asthmatiques, il semble que les facteurs environnementaux jouent un rôle important dans la genèse des maladies respiratoires. Une étude récente révèle même qu'il est raisonnable de dire que « supprimer les facteurs de risques de l'environnement d'un enfant asthmatique, peut causer une baisse de 50 % de ses symptômes respiratoires » (Eur Respir J 1996; 9: 1545-55). Le texte qui suit expose donc différentes modifications à apporter afin de diminuer les facteurs de risques environnementaux reliés aux atteintes respiratoires. Bonne lecture !
Les traumatismes physiques lors de la naissance et de l'apprentissage de la marche peuvent causer des dommages à la colonne vertébrale de votre enfant. Ces événements produisent souvent des désalignements au niveau de la colonne vertébrale et amène un mouvement restreint des segments affectés. Ces dysfonctions s'appellent subluxations vertébrales et sont corrigées par le travail des chiropraticiens comme les Drs Lemay et Pépin.
Une étude a recruté 81 enfants asthmatiques. Après deux mois de soins chiropratiques, 90 % des sujets ont rapporté une amélioration significative de leur qualité de vie. Le rapport a conclu que « les soins chiropratiques, pour la correction des subluxations vertébrales, est l'approche de soins de santé non pharmacologique la plus sûre pouvant diminuer significativement les problèmes respiratoires tels que l'asthme » (J Vertebral Subluxations Research 1997; 1:41-8.).
II n'est jamais trop tôt pour concentrer ses efforts sur la prévention de l'asthme. Si vous êtes enceinte et que vous attendez un enfant, vous pouvez commencer dès maintenant à modifier les habitudes de vie expliquées précédemment et ultérieurement.
D'ailleurs, au cours de la grossesse, essayez de manger des aliments sains et évitez le plus possible la fumée de cigarette. La fumée secondaire durant la grossesse amplifie les risques de développement d'asthme chez votre enfant. Il semblerait même qu'elle soit reliée à certains risques de fausse couche (Aust N Z J Public Health 1998; 22: 781-6.). Quand l'enfant sera né, assurez-vous également de l'exposer le moins possible à la fumée secondaire.
La naissance par césarienne est de plus en plus utilisée par les parents angoissés de vivre un accouchement difficile. Cette tendance est même souvent favorisée par le corps professionnel médical. Pourtant, de multiples recherches démontrent un lien étroit entre l'asthme et la césarienne. Votre choix de la façon dont vous voulez donner naissance à votre enfant peut donc avoir une grande influence sur son risque de développement d'asthme.
Une récente recherche, présentée à l'assemblée annuelle de l'American Academy of Allergy, Asthma and Immunology, démontre que le stress causé par une césarienne augmente le niveau de marqueurs chimiques d'allergies dans le sang du cordon ombilical du nouveau-né. Cette recherche confirme que la césarienne prédispose les enfants aux allergies et aux problèmes respiratoires telles que l'asthme.
L'allaitement maternel a aussi été démontré pour diminuer chez l'enfant les risques de problèmes respiratoires (Allergy Clin Immunol 1999; 103:1-10). Une maman avertit en vaut donc deux et cela peut éviter bien des ennuis à son enfant.
Les études démontrent que les allergènes à l'intérieur des habitations peuvent précipiter l'apparition de l'asthme chez les enfants (Toxicol Lett 1995; 82: 47-53.) Évitez particulièrement le contact de votre enfant avec la fumée, la poussière, les mites, les blattes et les chats. Les experts croient qu'une exposition constante à ces allergènes met en marche un commutateur génétique chez plusieurs enfants qui finit par provoquer des problèmes tels que l'asthme.
Les chercheurs disent qu'encourager vos enfants à faire de l'activité physique arrive à prévenir les problèmes asthmatiques. « Être assis durant 3 ou 4 heures par jour devant un téléviseur, un jeu vidéo ou un ordinateur a comme conséquence d'augmenter les risques d'obésité et de créer une plus longue exposition aux allergènes retrouvés à l'intérieur de vos maison » expliquent le spécialiste de l'asthme Thomas A.E. Platts-Mills. « Être assis longtemps peut aussi influencer la mécanique des poumons et prédisposer les enfants à l'asthme ».
Un excellent moyen de favoriser l'activité physique chez vos jeunes est de les amener à votre terrain de jeux local et de les inscrire en gymnastique, au soccer ou dans d'autres activités sportives.
Mise en garde : Si votre enfant souffre déjà d'asthme, l'exercice et les allergènes extérieurs pourraient déclencher une crise respiratoire. Assurez-vous de vérifier en premier lieu avec un professionnel de la santé avant d'inscrire votre enfant dans un programme d'exercice particulier.
Les recherches sur les cochons d'Inde démontrent que les substances dans les aliments qu'on appelle allium (comme l'ail, l'oignon, le poireau et l'échalote) peuvent bloquer la réaction inflammatoire de l'asthme (Int Arch Allergy Immol 1992; 97: l-7).
Les antioxydants comme les vitamines A, C et E, le sélénium, le bêta-carotène, l'extrait de pépins de raisins et la coenzyme Q-10 peuvent vous aider à garder vos tissus pulmonaires en meilleur santé et à réparer les dommages causés par l'asthme et certains autres problèmes respiratoires. Vous pouvez augmenter l'apport d'antioxydants chez votre enfant en augmentant sa consommation de fruits et de légumes. De plus, demandez à votre chiropraticien quels suppléments d'antioxydants seraient recommandés pour votre enfant. Il se fera un plaisir de vous guider au travers de ces nombreux choix de suppléments parfois difficiles à différencier.
Prendre soin de l'environnement n'aidera non seulement Mère Nature, mais cela aidera également les poumons de votre enfant. Les polluants de l'air sont souvent liés à plusieurs dévelop-pements de cas d'asthme. Tentez alors de vous impliquer dans des groupes d'actions communautaires environnementaux, favoriser le covoiturage, le recyclage et choisissez des produits qui respectent l'environnement.
Les poissons gras dont le saumon, le hareng, le maquereau, l'anguille, la sardine, le thon rouge et la truite saumonée regorgent d'un lipide qu'on appelle les acides gras oméga-3. Une foule de preuves scientifiques indiquent que les régimes alimentaires riches en oméga-3 préviennent les maladies cardiovasculaires. Maintenant, des études récentes semblent indiquer que les oméga-3 peuvent aussi prévenir l'asthme.
D'ailleurs, une étude s'est intéressée à 468 jeunes australiens. Les enfants qui consommaient du poisson frais et gras au moins 1 fois par semaine avaient moins de risques de développer de l'asthme comparativement aux enfants qui ne consommaient pas de poisson gras (MedJAust 1996; 164: 137-40).
Vous avez peut-être entendu dire que l'aspirine est dangereuse pour les personnes de moins de 18 ans à cause du risque du syndrome de Reye, une condition potentiellement fatale. Sachez qu'elle peut également aggraver l'asthme de votre enfant.
Les scientifiques ont déterminé qu'environ 10 % des adultes asthmatiques sont sensibles à l'aspirine, ce qui signifie que prendre de l'aspirine provoque alors des crises d'asthme (Allergy Proc 1992; 13163-73). Les chercheurs s'interrogent si d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens dont Orutis®, Advil®, Motrin® et Nuprin® peuvent aussi initier l'asthme. Alors, plutôt que de compter sur les médicaments avec des effets secondaires potentiellement dangereux, commencez par limiter les différents facteurs précipitant de l'asthme précédemment énoncés. Vous pourriez éliminer bien des ennuis à votre enfant ou à celui d'une famille d'amis.
Pour toutes questions concernant le lien entre l'asthme et la chiropratique, demandez à votre chiropraticien, il se fera un plaisir de répondre à vos interrogations.
La Vie Chiropratique
4875 De la Promenade des Sœurs
Cap-Rouge, Québec
(418) 653-0050
Présenté par Drs Rosalie Lemay et Jean-François Pépin, Chiropraticiens de famille
Source(s) : Université de la Santé Optimale