Comme maman d'un nouveau-né, vous vous posez mille et une questions. Tous les bébés pleurent-ils ainsi ou est-ce seulement le mien? Est-ce que mon bébé est tout simplement actif ou hyperactif? Et pourquoi mon bébé ne dort-il pas la nuit?
Bien que le sommeil perturbé chez les nouveau-nés soit souvent considéré comme « normal », les recherches démontrent que ces symptômes peuvent être en rapport avec une condition vertébrale sous-jacente déclenchée par un traumatisme au cours de l'accouchement.
Selon les études scientifiques, les examens physiques révèlent que 85% des bébés démontrant des symptômes de sommeil perturbé présentent des anomalies vertébrales. Particulièrement, ils souffrent d'une condition appelée subluxation vertébrale qui se caractérise par un mouvement vertébral restreint ou endroits de la colonne vertébrale où les os (vertèbres) sont légèrement désalignés.
La bonne nouvelle est que les chiropraticiens comme les Drs Rosalie et Jean-François sont des spécialistes pour détecter et corriger les subluxations vertébrales et pour prévenir les conditions associées au traumatisme au cours de l'accouchement tels que les coliques et le sommeil perturbé.
Les soins chiropratiques durant la grossesse diminuent les douleurs lombaires de la maman et réduisent de 50 à 60 % la durée du travail (Chiropratic Pediatric and Prenatal Reference Manual 1992:196).
Les ajustements chiropratiques spécifiques gardent aussi le bassin bien aligné rendant ainsi l'accouchement plus rapide et plus facile. Les forces de compression d'une naissance naturelle peuvent désaligner légèrement les os occipitaux. Si ces désalignements ne sont pas corrigés, il peut en résulter une distorsion crânienne pour le reste de la vie. Certains experts émettent l'hypothèse que cette distorsion peut entraver le débit du liquide cérébro-spinal qui à son tour perturbe l'approvi-sionnement de nutriments vitaux au système nerveux central.
Durant une naissance normale, la tête du bébé passe à travers le bassin maternel. Afin de traverser ce passage, la tête de l'enfant doit subir une série de mouvements spécifiques.
Au cours de ce processus, une force de traction d'environ 40 à 70 livres est exercée sur le cou et la tête du nouveau-né. Cela force, inévitablement, les articulations vertébrales situées dans la partie supérieure du cou et augmente, du même coup, le risque de développement d'une subluxation vertébrale dans cette région.
Une étude fait sur 220 enfants indiquent une corrélation entre l'instabilité de cette articulation spécifique et la mort subite du nourrisson (J of Chiropratic Researach and Clinical Investigation 1991; 7:33). Ces observations s'ajoutent à celles de d'autres chercheurs qui stipulent qu'il pourrait exister un lien entre cette instabilité et plusieurs autres conditions pathologiques (Am J Dis Child 1979; 133:30). D'autres recherches sont cependant nécessaires avant d'en conclure quoi que ce soit.
Et ce n'est que le début. Une autre recherche a abordé la signification clinique de blessures de la moelle épinière et du tronc cérébral à la naissance, notant que ce type de dommage est souvent latent et non diagnostiqué (Develop Med Child Neurol 1969; 11:54). Il faut donc être prudent face à ce risque imminent.
Lithotomie : Travail en position couchée sur le dos
Cette méthode n'utilise pas avantageusement l'effet de la force de gravité sur le bébé. Elle amène également le bébé à se positionner sur les vaisseaux sanguins irriguant l'utérus de la mère. Il y a donc une diminution de l'apport sanguin à l'utérus et une perte de la force des contractions ; d'où la nécessité plus fréquente d'utilisation des ventouses ou des forceps.
L'épidurale : Anesthésie effectuée pour diminuer la douleur engendrée lors des contractions.
Elle engourdit le besoin de pousser de la mère et diminue négativement la sensation du passage du bébé au sein de l'orifice vaginal. Cela provoque la nécessité d'une plus grande traction de la part du médecin, d'où le risque plus grand de développer une subluxation vertébrale au niveau des hautes cervicales.
L'usage de pytocin : Médication qui provoque le début des contractions.
Elle inhibe la sécrétion des endorphines et crée du même coup une augmentation de la douleur lors des contractions. Elle force souvent l'utilisation de l'épidurale et finalement, l'utilisation d'instruments incluant la ventouse obstétricale et les forceps.
Ces deux instruments permettent au médecin d'exercer une plus grande force sur la tête du bébé pour réussir à le faire sortir. Cette force peut malheureusement s'élever jusqu'à 90 et même 140 livres de pression, ce qui est énorme pour les tissus fragiles d'un nouveau-né.
L'utilisation de forceps peut également causer une fracture du crâne, une hémorragie et un manque en oxygène, lesquels peuvent amener le déclenchement d'une paralysie cérébrale ou causer un quotient intellectuel diminué. Finalement, l'utilisation de ces deux instruments augmente considérablement le risque de subluxation vertébrale au niveau du cou.
Une étude a aussi démontré que les forceps, utilisés incorrectement, pouvait aussi donner lieu à une blessure au niveau de l'oeil. Cette étude, effectuée à l'University Hospital of Wales, comprenait 133 bébés nés avec utilisation de forceps et 133 bébés contrôlés nés sans instrument. « Un oedème de la paupière et de multiples traumatismes extérieurs mineurs sont survenus chez deux fois plus de bébés dans le groupe de bébés nés avec utilisation des forceps » (Br J Obstet Gynaecol 1992; 99:132-4).
Pour toutes les raisons énumérées plus haut et plus encore, il est essentiel de parer le plus tôt possible aux traumatismes reliés au processus de l'accouchement.
L'idéal serait qu'un chiropraticien évalue le nouveau-né quelques heures seulement après sa naissance. Si les subluxations vertébrales ne sont pas vérifiées à ce moment, elles créent une interférence à l'équilibre normal du corps. Lorsque que cela se produit, le problème existe non seulement à l'endroit de la blessure, mais aussi ailleurs dans la colonne vertébrale, le reste du corps compensant pour ce désalignement. Cela met alors en place un processus destructif au sein de la colonne vertébrale qui peut nuire à la croissance et au développement du bébé.
Le corps ayant des capacités adaptatives phénoménales, les symptômes sont souvent ressentis seulement à l'âge adulte. Voilà pourquoi les Drs Lemay et Pépin mettent tant d'importance à la prévention et au dépistage précoce de la subluxation vertébrale.
La plupart des parents sont étonnés de la douceur des techniques utilisées avec le nouveau-né. En moyenne, la pression requise pour un ajustement à ce dernier représente quelques onces ou livres de force comparativement aux 40 à 70 libres exercés au cours du processus de la naissance.
Tout compte fait, naître est un dur travail! Heureusement, notre mémoire oublie les poussées, les efforts, les torsions et les retournements. Toutefois, notre corps «se souvient» du traumatisme subi au cours de l'accouchement.
Donner à votre enfant le plus cadeau de la vie ne se termine pas à la naissance. Appelez votre chiropraticien et prenez rendez-vous dès aujourd'hui. La santé de votre enfant en bénéficiera. Et vous aussi!
La Vie Chiropratique
4875 De la Promenade des Sœurs
Cap-Rouge, Québec
(418) 653-0050
Présenté par Drs Rosalie Lemay et Jean-François Pépin, Chiropraticiens de famille
Source(s) : Université de la Santé Optimale